Quel candidat à la présidentielle 2027 veut faire baisser le prix du carburant ?
David Lisnard propose de suspendre pendant six mois l’obligation des certificats d’économies d’énergie sur les carburants, soit selon lui 17 centimes par litre, une baisse immédiate pour tous et sans incidence budgétaire. Il rappelle que 60 % du prix du carburant vient de la fiscalité et refuse les chèques financés par la dette.
Mis à jour le
Pourquoi les certificats d’économies d’énergie ?
Le 22 septembre 2026, David Lisnard présente la suspension pendant six mois de l’obligation CEE sur les carburants comme « la meilleure solution » : elle ferait baisser le prix pour tous, préserverait les finances publiques et serait sans incidence environnementale, parce que le dispositif dispose, selon lui, d’un stock important.
D’après David Lisnard, Publication de David Lisnard, · voir l’intervention
Combien et pourquoi sans coût budgétaire ?
Sur RMC, en avril 2026, David Lisnard chiffre la mesure à « une baisse immédiate de 17 centimes par litre ». Il explique que ce montant est en réalité un prélèvement obligatoire sur le litre de carburant, qui finance notamment MaPrimeRénov, mais n’est pas comptabilisé comme tel : le suspendre n’aurait donc pas d’incidence budgétaire, et Bercy serait, dit-il, pris à son propre jeu.
D’après David Lisnard, Les Grandes Gueules, RMC, · voir l’intervention
Faut-il plutôt baisser les taxes ?
Au printemps 2026, David Lisnard raille le dispositif annoncé alors, un prêt de l’État pour aider à payer des taxes, avec ses formulaires Cerfa et son administration d’attribution, de contrôle et de suivi des remboursements. Il lui oppose une baisse « flash » des surtaxes sur le carburant, y compris ciblée sur des secteurs économiques exposés, solution qu’il juge trop simple pour ce qu’il appelle le « Bureaucratistan ».
D’après David Lisnard, Publication de David Lisnard, · voir l’intervention
Pourquoi pas des chèques carburant ?
Quatre jours plus tard, David Lisnard précise sa ligne. À ceux qui proposent de baisser les taxes sur le carburant, il reproche de s’arrêter là dans l’argumentation : baisser les taxes ne suffit pas, il faut baisser les dépenses publiques qui les rendent nécessaires. Il résume son refus des aides distribuées sans financement par une formule : « On ne libère pas les automobilistes avec des chèques sans provision ».
D’après David Lisnard, Publication de David Lisnard, · voir l’intervention
D’où vient la cherté du plein ?
Sur franceinfo, en mai 2026, David Lisnard rappelle que la France détient le record du monde des impôts et des charges, et que « 60 % du prix du carburant vient de la fiscalité ». Il prévient qu’aucune mesure ponctuelle ne réglera le fond du problème « tant qu'on ne s'attaquera pas à la matrice de l'État », c’est-à-dire à un modèle social qui, selon lui, ne fonctionne plus.
D’après David Lisnard, franceinfo, · voir l’intervention
Les chiffres
- 17 centimes par litre
- la part du prix des carburants qui finance les certificats d’économies d’énergie, selon luiDavid Lisnard, Les Grandes Gueules (RMC), 21 avril 2026
- 60 %
- la part de la fiscalité dans le prix du carburantDavid Lisnard, franceinfo, 6 mai 2026
- six mois
- la durée de suspension des certificats d’économies d’énergie qu’il proposeDavid Lisnard, publication du 22 septembre 2026
Ce que David Lisnard a dit
Suspendre pendant six mois l’obligation CEE sur les carburants est la meilleure solution, pour baisser pour tous le prix du carburant, pour les finances publiques
Une baisse « flash » des surtaxes sur le carburant, y compris ciblée sur des secteurs économiques exposés, était évidemment trop simple en Bureaucratistan.
Je propose de baisser les dépenses publiques qui rendent ces taxes nécessaires. On ne libère pas les automobilistes avec des chèques sans provision
Le sujet en entier : la page de programme.