Que pense David Lisnard de l’Union européenne ?
David Lisnard ne veut ni sortir de l’Union européenne ni l’affaiblir : il appelle à « renforcer une ambition européenne » fondée sur des projets de coopération plutôt que sur la technocratie. Il refuse en revanche l’idée de souveraineté européenne, qu’il qualifie d’« oxymore », et veut obtenir, comme le Danemark, que la France soit dispensée des règles communes d’asile et d’immigration.
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Veut-il sortir de l’Union ?
Non, et David Lisnard l’écarte explicitement. Dans son discours de Bayeux sur les institutions, il affirme qu’« il est hors de question d'affaiblir l'Union européenne » et qu’il faut au contraire « régénérer, réinventer, renouveler, renforcer une ambition européenne ». Il veut aussi « libérer l'Europe de la bureaucratie ».
D’après David Lisnard, Discours de Bayeux sur les institutions, · voir l’intervention
Qu’entend-il par souveraineté ?
David Lisnard distingue indépendance et souveraineté. L’indépendance européenne est pour lui « un impératif », mais la souveraineté européenne « un oxymore, une contradiction », car « Le souverain, c'est le dernier décideur » et ce dernier décideur ne peut pas être multiple. Il en conclut que seule la souveraineté nationale existe, et que la France doit la faire respecter.
D’après David Lisnard, Discours de Bayeux sur les institutions, · voir l’intervention
Que changerait-il ?
Pour « retrouver notre souveraineté juridique », David Lisnard désigne deux verrous : la Convention européenne des droits de l’homme, qu’il veut lever en révisant l’article 55 de la Constitution, et le droit de l’Union. Pour ce dernier, il reconnaît qu’une révision constitutionnelle ne suffira pas, l’Union étant « un ordre juridique qui s'impose à ses membres », et propose de suivre la voie du Danemark, dispensé des règles communes d’asile et d’immigration. Ce que six millions de Danois ont obtenu, dit-il, la France, nation fondatrice et deuxième économie de l’Union, l’obtiendra.
D’après David Lisnard, Discours de Bayeux sur les institutions, · voir l’intervention
Quelle Europe défend-il ?
L’Europe de David Lisnard est une Europe de puissance plus que de règles. Dans son livre, il estime que « l’Europe doit se réveiller et raisonner en levier de puissance, et non en simple régulateur », et regrette qu’on ait voulu « la nécessaire Europe des marchands » sans « l’Europe des constructeurs ». Il y critique aussi les normes françaises plus contraignantes que les règles européennes, qui pénalisent les agriculteurs au sein même du marché commun.
D’après David Lisnard, Ainsi va la France, livre
Comment concilie-t-il nation et Europe ?
En liant les deux, selon David Lisnard. Pour lui, la grandeur de la France et l’ambition continentale vont ensemble, mais « il n’existe pas de souveraineté sans stratégie nationale ». Il appelle à cesser de « diluer nos forces dans des projets communs déséquilibrés », à sécuriser les filières stratégiques, spatial, défense et industrie, et à proposer des coopérations en assumant les intérêts français.
D’après David Lisnard, Publication de David Lisnard, · voir l’intervention
Les chiffres
- 6 millions
- les Danois dont le pays a obtenu d’être dispensé des règles communes d’asile et d’immigration, exemple qu’il veut suivreDavid Lisnard, discours de Bayeux, 17 juin 2026
- 2e
- le rang de la France parmi les économies de l’Union, argument qu’il avance pour obtenir la même dérogationDavid Lisnard, discours de Bayeux, 17 juin 2026
- 454 contre 309
- les matières actives autorisées en Europe et en France en octobre 2021, exemple de normes françaises plus strictes que les règles européennesDavid Lisnard, Ainsi va la France, livre
Ce que David Lisnard a dit
Grandeur de la France et ambition continentale sont liées, au cœur du projet de Nouvelle Énergie.
faire gagner la France, lui permettre de retrouver un rayonnement, en faire un pilier d'une construction européenne qui ne soit pas technocratique, mais qui soit au service de projets de coopération
Nous n'avons pas vocation à sortir de l'Europe, mais nous n'avons pas non plus vocation à ne plus être une nation souveraine.
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